samedi 29 mars 2008

Dix-neuvième voeu

"Ecrire des poèmes n’engage à rien si la poésie n’est pas vécue comme un processus de connaissance de soi et du monde, un mode radical de transformation de notre rapport à ce monde en éprouvant le passage du regard conditionné à la réalisation d’une vision élargie que la pratique vécue de l’écriture régénère en permanence, nous rendant capable de spontanéité vraie, aussi bien par la pensée que par les actes. La responsabilité du poète réside essentiellement dans ce pouvoir extraordinaire de transformation, quel que soit le prix à payer. En ce sens la poésie agit directement par transmission à travers les corps et les esprits qu’elle déstabilise, enchante et revitalise. L’imagination, qu’elle développe et met en œuvre à travers la langue et le geste, est la source de toute réalité humaine, magie à la fois sublime et redoutable qui nous permet de nous désentraver de nos limites, de communiquer par-delà les mots, de nous comprendre et d’éclairer notre chemin dans la nuit de l’ignorance… LA POESIE N'EST PAS UNE CURE DE TRANQUILLITE. " A. Chenet



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