vendredi 2 mai 2008

vive le 1er mai!


Le réveil sonne, il est cinq heures. Six heures, voilà que nous préparons les innombrables brins de muguet sur les étalages. Beaucoup d'amateurs, moins qu'auparavant peut-être. Pourtant le petit brin de muguet est plus que jamais à offrir.



La fête du travail remonte en fait à 1793, date à laquelle Fabre d’Eglantine institue une fête du travail le 19 septembre. Philippe Fabre, guillotiné le 5 avril 1794, accroche à son nom l’églantine d’or qu’il avait gagné lors des jeux Floraux de Toulouse. Son premier essai poétique est une Etude de la Nature, dédiée à Buffon. Son célèbre « il pleut, il pleut bergère » est tiré d’une de ses opérettes.
En 1848, la Constitution institue la fête du travail le 4 mars.
En novembre 1884 se tient à Chicago le congrès des syndicats américains, dont une des résolutions est la journée de huit heures dès le 1er mai 1886.
Le 1er mai est adopté en 1889 suite au congrès International Socialiste de Paris.
A Fourmies, une ville ouvrière du nord de la France, le 1er mai 1891, ont lieu des grèves et des manifestations en faveur de la journée de huit heures.
Il est devenu jour chômé le 29 avril 1947.

Pourquoi le brin et les clochettes du muguet ? IL s’agissait d’une tradition chez les grands couturiers qui offraient aux clientes et aux petites mains des brins de muguet. En 1936, le muguet commence à être vendu mais cravaté de rouge.
A ceux qui clament qu'il faut revaloriser la valeur travail, nous répondons que le progrès réside dans la baisse du temps de travail. Vive le premier mai!


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