dimanche 22 juin 2008

Zao Wou - Ki à la BNF



La Bibliothèque Nationale présente une très belle exposition, "estampes et livres imprimés, jusqu'au 24 juin 2008. La BNF retrace le parcours de du peintre chinois Zao Wou -Ki, à travers plus d'une centaine de créations. L'exposition est très sobre, très simple, n'est pas surchargée de textes et d'explications. Le parcours débute par la rencontre avec les peintres du mouvement de l'abstraction lyrique, notamment Soulages. Les oeuvres de Zao Wou -Ki sont avant tout des oeuvres figuratives ( voir l'évolution des titres, on passe des titres évocateurs aux "sans titres").
L'exposition alterne entre les oeuvres gravées et les toiles peintes, les estampes étant réinterprétées dans les oeuvres peintes. L'exposition s'attache à montrer les passerelles et les liens entre les différentes techniques du peintre.


« Il avait envie d’être un peintre occidental. C’est pour cette raison qu’il a abandonné l’encre de Chine et qu’il apprend dès 1949 l’eau forte et la lithographie. Et par ailleurs, il utilise la couleur dans ses gravures, ce qui n’existait pas vraiment dans la peinture chinoise traditionnelle », explique Marie Minssieux-Chamonard avant que sa collègue ne rappelle que « Paris est à cette époque la capitale de l’estampe ». « Si la peinture est une expérience solitaire, reprend Céline Chicha, l’estampe, c’est une expérience qui suppose la collaboration d’autres acteurs : les imprimeurs, les éditeurs et les auteurs ». La rencontre avec Henri Michaux en 1951 sera déterminante. Zao Wou-Ki sort de l’ombre et rejoint la galerie de Pierre Loeb. Il découvre bientôt l’œuvre de Paul Klee (1879-1940).


Zao Wou-Ki, dans un progressif retour à sa culture chinoise, mêle l'encre de Chine et la couleur, et donne naissance à des oeuvres vides et pleines, silencieuses et en mouvement, qui appellent le regard sans jamais lui donner le confort de la siginification.



2 commentaires:

Lionel André a dit…

les toiles de Zao Wou-ki cela se sait ont une vertu : elles sont bénéfiques; et toujours à l'arrivée un je ne sais quoi de décontracté...pas du tout occidental. Lire un petit livre aux éditions de l'échoppe : Jeux d'encre trajet Zao Wou-Ki, lecture par Henri Michaux de huit lithographies de Zao Wou-Ki

Bonne continuation Lysiane
Lionel André

Lysiane a dit…

C'est exactement cela !
En parlant de vertu, la lecture de votre blog m'est très agréable, il faut écho au mien mais il a la légèreté que je ne sais pas si bien atteindre, il a aussi la vertu du silence (que je ne sais pas garder) et de la simplicité.