samedi 22 novembre 2008

manifestation du 20 novembre 2008

Communiqué du jeudi 20 novembre 2008
Un professeur sur deux, 2 instituteurs sur 3 étaient en grève aujourd’hui , 220 000 ont manifesté avec toutes leurs organisations syndicales, dans 48 villes de France contre les suppressions de postes et les réformes Darcos, de l’école maternelle à l’Université.

Avec eux, étaient présents des cortèges de lycéens et d’étudiants, premières victimes de ces contre-réformes qui détruisent l’enseignement public..

Des centaines d’élus et de communes ont refusé d’organiser le « service minimum d’accueil » dans les écoles. Ils ont été menacés d’amendes de 10 000 euros par heure de retard dans sa mise en place. Mais dans de nombreux départements, les tribunaux administratifs n’ont pas donné suite.

M. Darcos a dénoncé une « culture de la grève qui empêche de parler des choses réelles » et une façon « démodée d’aborder les problèmes » car la « France avance plus vite que les cortèges ».

N’en déplaise au Ministre et à son gouvernement, dès lors que l’unité commence à se réaliser sur des revendications claires : « retrait des décrets sur le primaire, maintien des 3000 postes des Réseaux d’aide Spécialisée, , retrait du projet de réforme des lycées .. » toute une profession se mobilise massivement dans la grève et la manifestation.

N’en déplaise à tous ceux qui rêvent d’enterrer la lutte des classes, celle-ci est bien là, bien vivante !

Devant ce refus de céder du gouvernement, y-a-t-il une autre solution que l’unité sans faille des enseignants, des parents d’élèves, des jeunes, avec toutes leurs organisations pour exiger : retrait, abandon, de toutes ces contre-réformes ?

« La France avance » déclare le ministre.

Comment peut-on affirmer cela lorsque le Ministre de la santé, Roselyne Bachelot présente un plan de 20 000 suppressions de postes dans les hôpitaux, lorsque le gouvernement fait voter le travail jusqu’à 70 ans, le travail le dimanche, lorsqu’il projette de privatiser la Poste, lorsqu’il autorise chaque jour des entreprises à fermer leurs portes et à licencier des salariés par milliers ?

N’y-a-t-il pas urgence, face à une telle entreprise de destruction, à réaliser l’unité de toute la population, de tout le mouvement ouvrier pour bloquer ensemble toutes les contre-réformes, pour interdire les licenciements, pour nationaliser le système bancaire et les principaux secteurs industriels ?N’y-a-t-il pas urgence à rompre avec les institutions de l’Union européenne qui commandent toute cette politique destructrice pour pouvoir dégager milliards sur milliards pour sauver les spéculateurs ?

Ce sera l’objet des débats de la Conférence nationale pour l’unité du dimanche 7 décembre qui rassemblera des délégués des salariés, des militants ouvriers, des élus qui ne veulent pas laisser périr tous les acquis de la lutte des classes et de la civilisation.

Claude JENET, Daniel GLUCKSTEIN, Gérard SCHIVARDI, Jean MARKUN,secrétaires nationaux du Parti Ouvrier Indépendant (POI)
à lire, concernant la réforme du lycée:

1 commentaire:

quetzal3 a dit…

un article très utile qui remet les choses à leur place et jette une clairvoyance nécessaire sur le mouvement qui se met en place, les médias étouffent comme à leur habitude la montée de la colère dans l'Education nationale et dans le secteru publique en général, sans compter les licenciements massifs "dûs à la crise" (la crise, comme les morts, a le dos large!)...
Bon courage pour cette foutue agrèg'... cette agrèg foutue...? (cf votre article sur la fin des diplômes nationaux)
Amicalement