mercredi 18 février 2009

quarante cinquième voeu

« La barbarie moderne porte l’armure des anciennes brutalités de l’obscurantisme religieux. Les dieux que l’on croyait fatigués se remettent à hurler vigoureusement sur l’homme contemporain. Les bourrasques vantent l’ombre et la nuit. Résister, c’est protéger les lumières. Protéger la lumière, c’est la muscler avec détermination, respect, délicatesse et patience et entretenir l’infini nuancier de sa diffraction. Il s’agit d’une base d’envol poétique conçue comme une arène, circulaire comme le premier des théâtres, elle est le lieu du chant des langues, elle est un rendez-vous de l’homme avec sa parole, celle-la même qui nous a dressé debout et nous maintient, courageux aux aboiements de la férocité. L’Homme ne se capture pas. »

Olivier Comte

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