dimanche 16 août 2009

cinquantième voeu

Avec la pluie qui n'appartient à personne
(c'est du ciel qui descend à petit bruit,
comme invisiblement)

Aimer encore forêts et falaises,
le mûrissement du silence,

s'enfermer jusqu'au centre du bruit,
dans cette interminable fin du monde
du siècle pourrissant,

Écrire dans l'imparfait un chant
mobile pour te réconcilier
avec ton sang.

Lionel Ray.

in: Lionel Ray, « Poèmes », Semen, 09, Texte, lecture, interprétation, 1994, [En ligne], mis en ligne le 31 mai 2007. URL : http://semen.revues.org/document2998.html.

4 commentaires:

Carole a dit…

Merci de votre visite chez les poètes que j'aime. J'aime bien venir ici aussi. Mais ça je l'ai déjà dit. @+

K. a dit…

joli blog, interessant. Bonjour!

Lysiane Rakotoson a dit…

Merci, bonne promenade!

Petit Poucet rêveur a dit…

J'aime beaucoup ce "mûrissement du silence". Cela me parle, bien sûr.

Et ceci : "Écrire dans l'imparfait un chant mobile pour te réconcilier
avec ton sang".
J'aime cette idée de chant mobile.