samedi 5 mai 2012

La force de la poésie

La poésie est subversive en tant qu’elle n’est pas une force aliénée au système existant. Son pouvoir économique est quasi-nul, elle ne peut donc pas le perdre. 

La poésie n’utilise pas l’arme principale de ce système, à savoir le rapport de force. En cela, elle agit sur le long terme, qui est celui du développement de la conscience de l’individu. La lutte amène le changement, la poésie la métamorphose. La première est superficielle et nécessaire, la seconde profonde et tout aussi nécessaire. 

Son inutilité apparente est en réalité sa plus grande utilité : le poète ne produit rien qui soit mesurable quantitativement.

La poésie est un espace infime qui ne promet rien.

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